faux billets en train de sécher sur une corde à linge

Lorsqu'une banque vous prête des fonds, il ne faut pas s'imaginer qu'elle les a scrupuleusement prélevés de la réserve d'un épargnant pour les transférer vers votre compte. La réalité est qu'elle les a créés d'un simple trait de plume à partir de... rien !

L'argent provisoire ainsi émis se nomme "monnaie temporaire" (ou encore "monnaie scripturale" puisque issue d'une simple écriture comptable) par opposition à la monnaie fixe dite "permanente". Et si l'on considére qu'un prêt n'est en fait qu'une location de fonds provisoire, les intérêts que vous réclame la banque ne sont alors que le "loyer" de cette location monétaire.

Masse monétaire insuffisante
Recours au crédit
Création de monnaie fictive
Versement d'un loyer (intérêts)
Restitution des fonds loués

La seule obligation qui est faite aux banques est de posséder en biens propres environ 8% des crédits qu'elles octroient, ce qui signifie que 92% des capitaux prêtés n'ont donc aucune contrepartie matérielle ! Ce n'est donc que du vent... C'est la raison pour laquelle l'économiste Maurice Allais assimilait les banquiers à de faux-monnayeurs:

"Dans son essence, la création de monnaie actuelle ex-nihilo par le système bancaire est identique à la création de monnaie par les faux-monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents" (Maurice Allais prix Nobel d'économie 1988)

Et, bien avant lui, Sir Josiah Stamp, directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941, dénonçait le système en des termes tout aussi accusateurs :

Sir Josiah Stamp, directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941

"The modern banking system manufactures money out of nothing. The process is perhaps the most astounding piece of sleight-of-hand that was ever invented." (Le système bancaire actuel fabrique de l'argent à partir de rien. C'est peut-être le meilleur tour de passe-passe jamais inventé).
"Bankers own the Earth. Take it away from them but leave them the power to create money, and, with the flick of a pen, they will create enough money to buy it back again". (Les banquiers possèdent la Terre entière. Reprenez-la mais laissez leur le pouvoir de créer la monnaie et, de la pointe de leur stylo, ils fabriqueront suffisamment d'argent pour vous la racheter.)

Ainsi, on estime à 85% le volume de monnaie temporaire émis par rapport au volume de monnaie totale, ce qui est énorme. C'est-à-dire que sur 100 euros circulants, 15 sont réels et 85 sont fictifs ! Une telle disproportion démontre bien que nous avons un sérieux problème de liquidités…

Mais pourquoi demande-t-on aux banques
de nous fabriquer continuellement de l'argent ?

L'insuffisance de la masse monétaire en circulation en est la cause principale. Autrement dit, les devises disponibles sur le marché n'ont pas un volume suffisant pour permettre à l'économie de fonctionner normalement. Le système du crédit tel qu'il est établi de nos jours est donc un système pernicieux qui permet de :

  • Enrichir impunément le système bancaire (par le biais des intérêts) en leur faisant fabriquer puis louer l'argent qui fait défaut.
  • Maintenir les nations en état de crise continuelle en les privant des devises dont elles auraient besoin pour développer leur économie.
  • Appauvrir les populations qui sont contraintes de payer un loyer pour obtenir les devises indispensables à leur fonctionnement.

Pourquoi les États ne réagissent-ils pas
en créant davantage de monnaie permanente?

La raison en est que, en vertu de l'article 104 du traité de Maastricht, les États n'ont plus le droit de créer de monnaie, seuls le système bancaire et la BCE y sont habilités. En outre, depuis 1976, La quantité de monnaie émise ne correspond plus à la réserve d'or d'un pays, ce qui a laissé la porte ouverte à toutes les aberrations…
Nous sommes donc dans un système d'esclavage, non plus physique mais financier.

"If you want to continue to be a slave of the bankers and pay the cost of your own slavery, then let the bankers continue to create money and control credit. (Si vous voulez continuer d'être les esclaves des banquiers et payer le coût de votre propre esclavage, alors laissez les créer l'argent et décider du crédit)

Conclusion : si les banques n'avaient plus la possibilité d'émettre leur monnaie provisoire, la loi de l'offre et de la demande jouerait à plein et les prix s'ajusteraient de façon à faire enfin coïncider la masse monétaire avec la capacité économique du pays.
La consommation s'en trouverait instantanément relancée, l'emploi serait rétabli et la population n'aurait plus à subir le racket honteux que constitue le versement d'un loyer monétaire. Alors, qu'attendons-nous ?